Gavotta – Definiții de epocă

A. Furetière – Dictionnaire universel… (1690) 

GAVOTTE. s. f. Espece de danse gaye, composée de trois pas, & d’un pas assemblé. Les anciennes Gavottes estoient un recueil & amas de plusieurs bransles doubles choisis par les jouëurs, dont ils faisoient une suitte : elles se dansoient par une mesure binaire avec plusieurs petits sauts. En ces danses on baisoit, & on donnoit le bouquet. La tablature en est marquée dans Thoinot Arbeau en son Orchesographie.  

Dictionnaire de l`Académie, 1ere édition (1694) 

GAVOTTE. sub. f. Espece de danse gaye. Danser la gavotte.  

Il se prend aussi, Pour l’air sur lequel on danse la gavotte. Ce Musicien a fait une belle gavotte. joüer une gavotte.   

Dictionnaire de l`Académie, 4e édition (1762)  

GAVOTTE. s.f. Air de danse qui se bat à deux temps, qui commence en levant, dont les mesures ont un repos de quatre en quatre, qui est composé de deux reprises, & dont le mouvement est quelquefois vif & gai, quelquefois tendre & lent. Ce Musicien a fait une belle gavotte. Jouer une gavotte.  

Il se dit aussi De la danse dont les pas sont faits sur cet air. Danser la gavotte. Danser une gavotte.   

Publicat în:  on februarie 4, 2008 at 10:01 pm Comentarii (2)

Ciaccona – Definiții de epocă

A. Furetière – Dictionnaire universel… (1690) 

CHACONE. s. f. Air de Musique, ou danse qui est venuë des Mores, dont la base est de quatre nottes, qui procedent par degrés conjoints, sur laquelle on fait plusieurs accords & plusieurs couplets qui ont un męme refrain.  

Dictionnaire de l`Académie, 1ere édition (1694) 

CHACONNE. s. f. Espece de sarabande par couplets avec le mesme refrain. Il a fait une chaconne. joüer une chaconne.

Il signifie aussi, Certains pas mesurez qu’on fait sur l’air d’une chaconne. Danser une chaconne. ce Maistre à danser luy a montré la chaconne 

Dictionnaire de l`Académie, 4e édition (1762) 

CHACONNE. s.f. Air de symphonie, dont la basse est d’un certain nombre de notes qui se répétent toujours, & sur lesquelles on fait différens couplets. Il a fait une chaconne. Jouer une chaconne.

On appelle Chaconne chantante, Des paroles faites sur l’air de la chaconne.

Il signifie aussi Une danse sur un air de chaconne. Danser la chaconne. Ce Maître à danser lui a montré la chaconne.

Publicat în:  on ianuarie 28, 2008 at 4:02 pm Scrieti un comentariu

Concert – Definiții de epocă

A. Furetière – Dictionnaire universel… (1690)  

CONCERT. s. m. Assemblée de Musiciens qui chantent, ou qui joüent des instruments. Il y a des concerts de voix, de luths, de violes, ou de plusieurs instruments meslez ensemble. Il n’y a point de concert qui vaille les representations de l’Opera. Platon & les Anciens se sont imaginez que le mouvement des astres faisoit un agreable concert, une grande harmonie. 

CONCERT, signifie figurément, l’accord de plusieurs personnes en l’execution de quelque dessein. Cet homme subsiste toûjours malgré ses creanciers, parce qu’ils n’agissent pas de concert. les grandes affaires ne reüssissent point, si on n’agit de concert. 

CONCERT, se dit aussi des choses inanimées. Dans cette tempeste la mer & les vents étoient, ce semble, de concert pour causer le naufrage. 

Dictionnaire de l`Académie, 1ere édition (1694) 

CONCERT. sub. m. Harmonie composée de plusieurs voix, ou de plusieurs instruments. Beau, agreable concert. grand concert. concert de Musique. concert de voix, d’instruments. concert de luts & de voix. faire un concert. donner un concert. il y a concert chez luy toutes les semaines. il arriva du bruit qui troubla, qui rompit le concert.

On dit Poëtiquement. Le concert des oiseaux.

Il sign. fig. Intelligence, union de plusieurs personnes qui conspirent, qui tendent à un mesme dessein. Concert d’opinions. concert de volontez. il y avoit concert entre eux. ils estoient de concert ensemble. ils firent cela de concert, ou par concert, sans concert.

Concerter. v. a. Estudier, & repeter ensemble une piece de Musique, pour la bien executer quand il en sera temps. Concerter une piece. ils l’ont concertée ensemble. Il est aussi neutre & signifie, Faire concert. On concerte souvent chez un tel. ils concertent ensemble.

Il signifie aussi figur. Conferer ensemble, pour executer un dessein, & pour convenir des moyens de faire réussir, une intrigue, une affaire. Et en ce sens il s’employe esgalement dans le neutre & dans l’actif. Ils concerterent long-temps avant que de faire telle chose. ils ont concerté ce dessein. il faudroit un peu concerter cette affaire. cela fut concerté.

Concerté, [concert]ée. part. Il a les significations de son verbe. Une piece de Musique bien concertée. un motet concerté. un dessein concerté. une entreprise bien concertée. il a bien paru que ces gens-là estoient venus fort concertez. ils se trouverent tous contraires à son advis, alors on vit bien que c’estoit une piece concertée.

Concerté, signifie fig. Ajusté, composé, trop estudié, affecté. Cet homme-là est fort concerté. elle est concertée en sa contenance, en ses discours.

Deconcerter. v. a. Troubler un concert. Il ne faut qu’une voix discordante pour deconcerter toutes les autres.

Il signifie fig. Rompre les mesures & les resolutions que quelques personnes auroient prises ensemble, troubler leurs desseins. Cet accident, cette surprise les a fort deconcertez.

Il signifie aussi, Mettre une personne en desordre, Il arriva une chose qui le deconcerta. c’est un homme qui se deconcerte aisément

 Dictionnaire de l`Académie, 4e édition (1762)                    

CONCERT. s.m. Harmonie composée de plusieurs voix ou de plusieurs instrumens, ou des deux ensemble. Beau, agréable concert. Grand concert. Concert de voix, d’instrumens. Faire un concert. Donner un concert.

On dit figurément, Un concert de louanges; & poëtiquement, Le concert des oiseaux.

CONCERT signifie aussi figurément, Intelligence, union de plusieurs personnes qui conspirent, qui tendent à une même fin. Concert d’opinions. Ils étoient de concert ensemble.

DE CONCERT se dit adverbialement, pour dire, d’Intelligence. Ils ont fait cela de concert.   

Notă:

     Definițiile celor două ediții ale dicționarelor Academiei sunt în bună măsură identice; am ales s-o ofer și pe cea din 1762 din cauza unei mici adăugiri semnificative din punct de vedere muzical: “Harmonie composée [...] ou des deux ensemble”, ce pare a se referi la concerto grosso sau în orice caz la o practică de sorginte italiană. Neavând deocamdată acces la edițiile a 2-a și a 3-a ale dictionarului, nu mă pot pronunța asupra primei apariții a adăugirii, care atestă deschiderea spre lumea muzicală italiană, proces care va culmina în Cearta Bufonilor.   

Publicat în:  on ianuarie 24, 2008 at 4:16 pm Scrieti un comentariu

Simfonia – Definiţii de epocă

A. Furetière – Dictionnaire universel… (1690)        

SYMPHONIE. subst. fem. Musique, sons, accords agreables à l’oreille, soit de voix, soit d’instruments. Cet homme aime bien la symphonie, il a l’oreille delicate pour la symphonie.  

SYMPHONIE, se prend quelquefois pour la seule Musique des instruments. Il y avoit de beaux recits dans cet Opera, mais ce qui estoit de plus excellent, c’étoit la symphonie. La symphonie des Anciens étoit un chant de deux voix, ou de deux instruments accordez à l’unisson, car ils n’avoient point de musique à plusieurs parties, comme a fort bien prouvé Mr. Perrault Medecin dans son Traitté de la Musique. 

SYMPHONIE, est aussi un nom que les Anciens ont donné à celuy des instrumens dont on a fait le moins de cas, qui est la vielle, comme on voit chez les Auteurs qui en ont escrit, & entre autres le Pere Mersenne dans son grand Volume de l’Harmonie. Ç’a esté peut-être par antiphrase.   

Dictionnaire de l`Académie, 1ere édition (1694)

 SYMPHONIE. s. f. Concert d’instruments, soit qu’il n’y ait point de voix, soit qu’ils servent à accompagner les voix. Belle, agreable symphonie. aimer la symphonie. la symphonie est fort bonne dans cet opera 

Il se prend aussi, pour toutes sortes de concerts de voix & d’instruments. Il aime la symphonie. je viens d’entendre une fort agreable symphonie  

Dictionnaire de l`Académie, 4e édition (1762)  

SYMPHONIE. s. f. Concert d’instrumens de musique. Belle symphonie. Excellente symphonie. Aimer la symphonie. La symphonie est fort bonne dans cet Opéra. 

Il se prend encore pour Les instrumens de musique qui accompagnent les voix. Les voix n’étoient pas belles, mais la symphonie étoit fort bonne.

Publicat în:  on noiembrie 6, 2007 at 9:07 am Comentarii (3)

Hubert Le Blanc – Defense de la basse de viole (1740)

          In urma unor discutii in blogosfera despre viola da gamba , am pregatit o serie de extrase sugestive din fantasmagorica Defense de la basse de viole contre les hubert-le-blanc.gifentreprises du violon et les pretentions du violoncel a lui Hubert Le Blanc (c. 1695 – c. 1760), Pierre Mortier, Amsterdam 1740. Dupa cum veti putea observa, acest jurist si fanatic meloman insceneaza un veritabil duel intre cele doua instrumente italiene “moderne” si venerabila viola aristocratica franceza. Partinitor, Le Blanc ingora multe realitati de dragul argumentatiei, dar nici macar contradictiile interne nu lipsesc – textul este insa pitoresc, iar vocea sa reprezentativa pentru xenofobia muzicala franceza care avea sa erupa in Cearta Bufonilor, nu peste mult timp…

  P.S. In masura in care timpul o sa-mi permita, o sa comentez unele pasaje interesante ca informatie.

          << L`empire de la viole était fondé et puissament établi par le Père Marais. […] Forcroi le Pere venait d`ajouter à l`Empire. […]  La viole s`était vue favorisée par le Roi Louis XIV, le Père Marais pour ses pieces, et Forcroi le Pere pour ses Préludes tirants sur la Sonate [Marin Marais & Antoine Forqueray, n.n.]. L`un avait été declaré jouer comme un Ange, et l`autre jouer comme un Diable.  Fallait-il au sortir de tant d`avantages tomber dans le néant. Quelle chute! Y en eut-il jamais une pareille?        [...] Le Père Marais et Forcroi ne donnaient qu`une note, mais s`attachaient à le rendre sonore, comme la grosse cloche St. Germain, jouant en l`air ainsi qu`ils recommandaient, c`est à dire ayant donné le coup d`archet, ils laissaient lieu à la vibration de la corde.   

Sultan Violon, un avorton, un Pygmée, se met en tête d`en vouloir à la Monarchie universelle. Non content de l`Italie, il se propose d`envahir les états voisins… Les deux acolytes de Sultan s`appelaient Messire Clavecin et Sire Violoncelle. Il les était associés pour tempérer son piquant, dont sans eux la pointe se ferait trop sentir. Il se propose de rayer du nombre des Acteurs de musique la basse de viole et la flûte et de s`établir sur leur ruine. Voici la route qu`il tint pour la procurer. Attaquer la Viole, éclater par dessus, parler plus haut qu`elle en même temps, lui sauter dessus le corps. Le violon qui n`était pas Sultan alors, ni si fier qu`il est abordé humblement le Clavecin et le violoncelle et leur dit: Beaux sires, le premier de vous a déjà un établlissement auprès des Dames, que lui procurent les Pièces de Couperin: l`autre est relégué aux Thuyles chez les enfants de choeur, où il n`a que leur touché délicat pour tout flatté. Il ne tiendra qu`à vous, l`un de faire fortune et le premier d`augmenter la sienne. Je vous propose de vous associer à moi et nous porter pour les trois instruments seuls nécessaires en Musique…          

      [...] Ses défauts de lui, violon, d`être percant et dur, lui tournaient en bonnes qualités dans un endroit vaste ou sa dureté était noyée par celle du violoncelle et son manque de puissance supléé par les cordes à vide du clavecin. Jouant à la nouvelle manière, il se fit admirer, comme il n`avait pas fait au temps de Lully où les coups de l`archet étaient hachés et le coup de hache marqué à chaque mesure. Ici on ne démêlait ni le tiré ni le poussé. Un son continu se faisait entendre, qu`on était maître d`enfler ou de diminuer, comme la voix. [...] La résistance toujours à vaincre dans les cordes courtes et grosses extrêmement tendues du violon, exige un exercice continuel pour en dompter la dureté et les doigts ferrés. A cet effect la Nature secourable fait venir au bout, de la corne, comme aux bêtes de charge ou voiture, un sabot.

       Somis [Giovanni Battista Somis, 1686-1763, n.n.] parut sur les rangs. Il étala majesteusement le plus beau coup d`archet d`Europe. Il franchit la borne, où l`on se brise, surmonta l`écueil où l`on échoue, en un mot vint à bout du grand oeuvre sur le violon. Un seul tiré d`archet que le souvenir en fait perdre haleine quand on y pense, et parut semblable à un cordage de soie tendu, qui pour ne pas ennuyer dans la nudité de son uni, est entouré de fleurs, festons d`argent, de filigranes d`or entremêlés de diamants, de rubis, de grenats, et sourtout de perles… Geminiani [Francesco Geminiani, 1687-1762, n.n.], d`autant qu`il faut commencer par le jeu le plus fin se fit admirer aussi bien que les Sonates de Corelli, qu`il exécuta. Elles fournirent le fondement de l`harmonie la plus capable d`émouvoir, qui ébranle à la voix les corps sonores. Geminiani fit sed remplissages de notes de son cru à tout sort de desseins. L`esprit était charmé, l`oreille était satisfaite. Les belles auditrices ‚etaient prêtes à tomber en défaillance. [...] Les Sonates de Mr. Le Cler [Jean Marie Leclair, 1697-1764, n.n.] étalèrent en pompe la majesté du jeu de violon et la justesse dont il est susceptible.

       Le violoncelle, qui jusque là s’etait vu misérable cancre, haire, et pauvre diable, dont la condition avait été de mourir de faim, point de franche lipée, maintenant se flatte qu`à place de la Basse de viole, il recevra maintes caresses; déjà il se forge une felicité qui le fait pleurer de tendresse. [...] Mais dès que tout est jouable sur la Viole, et ce par une science de galant homme acquise une fois pour toutes, combien n`est-elle pas préférable aux instruments qui demandent un art asservissant, tels que le violoncelle sur qui la fausseté est à combattre dans un degré effrayant, faussetés renaissantes à chaque pas qu`on les surmonte, telles que les têtes de l`Hydre. Le défaut des cordes, vrais câbles de navire, demande des doigts bottés pour s`en rendre maître.  

[Conversation entre la Dame viole et le sieur Violon]

        Le prononcé des Dames fut donc que la Viole serait rétablie dans tous ses droits à huis clos et qu`on abandonnerait au violon l`audience publique. L`arrêt definitif des Dames fut que rien n`équivaut dans le monde aux deux basses de viole en parralèle, pour s`acquitter parfaitement du dessus et de la basse. 

 

        Cependant, malgré tous ces avantages, le violon rencontra dans la flûte traversière une émule, au point où il ne s’attendais pas, et qui rabattait bien de la bonne opinion qu’il avait conçue de son propre mérite, & donnée aux autres sur la nature du son qu’il tirait. La flûte se trouva mieux déclamée que le violon, être plus maîtresse d’enfler ou faire des diminutions. Après la fin du concert on en remporta cette opinion, que la flûte jouée par Blavet, s’entend, est préférable au premier violon, lorsqu’il s’agit d’imiter la voix, qui ne saurait, comme chacun sait, faire plusieurs tons à la fois. >>

 

Surse: Musicologie.org, notele albumului “Defense de la Basse de Viole”, Ricercar Consort (dir. Pierre Pierlot), RIC 129121, 1993.

 

Publicat în:  on aprilie 25, 2007 at 10:38 am Scrieti un comentariu

Le Cerf de la Vieville despre M. A. Charpentier (1)

 

          

       Ii dam cuvantul acestui lullist acerb pentru a bombani despre M. A. Charpentier.  S-a charpentier-medee-cover.gifspeculat mult asupra rivalitatii dintre Lully si Charpentier; ceea ce era insa clar atunci era independenta stilistica a muzicii lui Charpentier de stilul oficial lullist, care deraiaza in scurta vreme in clisee. Aceasta este reactia la muzica de o factura diferita (si italianizanta, = erezie in Franta sfarsitului de sec. XVII) a lui Charpentier, in special a Medeei sale (1693).

     

     

       

          << Les mauvais maitres vous gatent la voix [...] et je remarquai l`annee passee combien ils vous gatent aussi le gout. Je voyais une femme d`un rang distingue et d`un tres bon esprit, qui avait appris la composition de feu Charpentier. Charpentier l`avait remplie de maximes italiennes, et cette femme d`un esprit a etre consultee sur cent choses, en etait venue la, qu`elle n`estimait de nos operas nouveaux que le quatrieme acte d`Alcide, et ne pouvait pas souffrir l`Europe Galante. Et il est aise de concevoir [...] comment un maitre d`un gout vicieux corrompt celui de ses escoliers. Le bon gout n`est que ce sentiment naturel aide par les principes. Loin de leur donner des principes vrais, solides, et qui epurent en eux les lumieres du sentiment naturel, un mechant maitre leur donne des principes faux, qui embrouillent encore ce sentiment, et qui le tournent a gauche. Je m`imagine que Charpentier qui a eu des escoliers du premier rang, en a gate d`autres. >>

     Comparaison de la musique italienne et de la musique francaise, ed. Bruxelles 1705-1706 (Reed. Minkoff, Geneva, 1972), 2eme partie, pp. 296-297

    

     Note:

     Alcide – tragedia lirica scrisa in colaborare de Louis Lully (unul din fiii defunctului si Marin Marais, 1693);  L`Europe Galante, opera-balet de Andre Campra (1697).  “Des escoliers du premier rang…” aluzie la Philippe d`Orleans, duce de Chartres, nepotul lui Louis XIV si viitorul Regent in timpul minoratului lui Louis XV.

     Sursa: Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, Fayard, 1988

     V. si Le Cerf de la Vieville despre moartea lui Lully.

Publicat în:  on aprilie 4, 2007 at 8:54 am Scrieti un comentariu

Le Cerf de la Vieville despre moartea lui Lully

      le-cerf-de-la-vieville-cover.jpg

       Unul dintre admiratorii cei mai dedicati amintirii lui Lully, Le Cerf de la Vieville (1677-1748), relateaza moartea lui Lully in a sa “Comparaison de la musique italienne et de la musique francaise” (primele editii 1704 si 1705 Bruxelles, uneori si sub alte titluri; reeditata Geneva, Minkoff 1972).  

   

    << A la convalescence du Roi, a la fin de l`anee 1686

          Tout retentit de Te Deums

    comme disoit le bon Benserade. Lulli ne fut pas des derniers a faire chanter le sien, qui fut alors remarquable par sa beaute, et qui est devenu memorable pour toujours, par le malheureux accident qui y arriva. C`etoit aux Feuillans de la rue Saint-Honore, Lulli n`avoit rien neglige a la composition de la Musique, et aux preparatifs de l`execution, et pour mieux marquer son zele, il y battoit la mesure. Dans la chaleur de l`action, il se donna sur le bout du Pie un coup de la canne dont il la battoit; il y vint un petit ciron, qui augmenta peu a peu. M. Alliot son Medecin, lui conseilla d`abord de se faire couper le petit doigt du pie, puis apres quelques jours de retardement, le pie entier, puis la jambe. Il se presenta un Avanturier de Medecine, qui se fit fort qu`il le gueriroit sans cela. Messieurs de Vendome, qui aimoient Lulli, promirent a ce charlatan, en cas qu`il vint a bout de cette cure, deux mille pistoles, qu`on consigna meme, ou je suis trompe. Mais la bonte si noble et si bien placee de Messieurs de Vendome, et les efforts du Charlatan, furent inutiles… Le 22 mars 1687, Lulli, age de 54 ans, s`en alla dans l`autre monde, composer, sans soute, pour les Concerts des Champs Elisees.  >>

  Sursa: Philippe Beaussant, Lully ou Le musicien du Soleil, Gallimard 1992 (pp. 788-789)

Publicat în:  on aprilie 1, 2007 at 1:19 pm Comentarii (6)

Cinci scrisori ale unui necunoscut despre crearea tragediei “Atys” de Lully (4)

     Iata, in final, cea de-a patra si ultima scrisoare a deja familiarului nostru corespondent muzical de la 1675/76. Ultimele repetitii, febra reprezentarii: din pacate, dupa premiera va ramane mut.  Scrisorile anterioare se gasesc aici: (1), (2), (3).

atys4.jpg

 IV

janvier 1676

      Tout est pret et l`on joue presqu`en continu l`opera d`Atys. Lully y a donne tous ses soins et rien n`y a manque. Les musiciens de la Chambre, de la Chapelle, ceux de l`Ecurie sont la, et meme les pages. Tout ce qui chante et joue a la Cour a ete requis. Berain a concu la plus belle decoration que l`on put imaginer: d`acte en acte, le decor du drame restreint l`espace de la scene: paysage de montagne, puis palais, puis un autel dans le palais, et le decors alors, s`elargit en perspective: palais, puis paysage.

                                                                   …

      On s`est passe a la Cour, une lettre de Mme de Maintenon qui a beaucoup amuse; elle reproche au Roi de trop s`interesser a ces spectacles qui ne sont plus de son age. Il est vrai qu`on ne le vit jamais si soucieux du travail des musiciens, et la Cour dit deja d`Atys, qu`il sera l`opera du Roi.

                                                 

atys3.jpg

                 

      Il faut dire que tout y est en perfection; les effets fort bien tournes et sans la moindre longueur. Le divertissement du sommeil, au centre, est la piece maitresse (v. supra, ilustratia). Mais aussi les autres divertissements, celui de la gloire d`Atys, celui du fleuve Sangar ou l`arrivee de Cybele, ou la folie d`Atys. Vous verrez aussi le portrait si simplement beau d`Atys au premier acte, et le duo des amants, je jeure, je promets, lorque leurs voix s`enlacent; et leur jugement (acte V) ou leurs voix, indissolublement melees l`une a l`autre, implorent celles de leurs bourreaux, implacablement unies. 

Publicat în:  on februarie 7, 2007 at 5:26 pm Scrieti un comentariu

Cinci scrisori ale unui necunoscut despre crearea tragediei “Atys” de Lully (3)

      

atys1.jpg

      Iata in continuare cea de-a treia, si penultima scrisoare a anonimului secretar/  muzician /? din anturajul lui Lully referitoare la geneza tragediei lirice Atys. Nu am scapat nici de barfele de curte si presupusele aluzii; dar il veti vedea si pe Lully luptandu-se cu proprii sai muzicieni si dansatori pentru a-si feri opera de micile excese care i-ar dilua nucleul dur. Aici ar fi de comentat mai serios pe marginea ideii de compozitie vs. interactiune in muzica veche – deocamdata insa textul. Celelalte scrisori se afla aici: (1), (2), (4). Sus, din seria gravurilor editia Baussen (1709), epifania Cybelei, la sfarsitul Actului I. Enjoy!

 

 III

decembre 1675

      Le Roi sembla plus apaise sitot qu`ont cesse les rumeurs. “La mort de Turenne, c`est la colere de Dieu” criait la voix, “la colere contre ces femmes qui font pecher le Roi”… Louis medite sa prochaine campagne; la Cour, pour encourager son heros a pourfendre l`ennemi, veut lui offrir un spectacle digne de sa gloire.

                                                                   …

      C`est Atys bien sur, que l`on repete actuellement. Tous les ballets dans les divertissements sont la composition de Beauchamps qui avait deja compose ceux de Thesee. Les acteurs travaillent leur role et les choeurs et l`orchestre vont se joindre a eux. Mais Lully peste, et contre tous. Chacun veut briller dans Atys, et il n`y a rien pour briller dans cette oeuvre de Lully. Tout est fait, compte, mesure, pour que la drame avance sans jamais s`affaiblir. Tel chanteur se plait a ajouter des ornements, ralentit la battue; et pour paraitre plus longtemps, pour susciter quelques applaudissements, etire un air que Lully voulait simple, court et naturel. Tel danseur pleure pour obtenir une reprise inutile; les violons veulent jouer lorsque Lully demandent les flutes… ou recherchent un timbre ethere lorsqu`il faut etre rauque. Chacun regarde son image dans Atys, Lully defend son travail.

                                                                  …

      On dit que le Roi se reconnait dans cet Atys insensible a l`amour; que Cybele ressemble fort a la Reine, et Sangaride, a Mme de Maintenon. Celle-ci a mis le Roi a rage, lorsqu`elle voulut epouser le duc de B***.

                                                                  …

     J`allais oublier les duos; il y en a partout dans Atys, et en recitatifs!…Ce nouvel effet, saisissant, est fort joliment distribue dans la piece.

Publicat în:  on februarie 5, 2007 at 2:20 pm Scrieti un comentariu

Cinci scrisori ale unui necunoscut despre crearea tragediei “Atys” de Lully (2)

         Ce va fi raspuns provincialul interesat de afacerile muzicale de la Curtea lui Louis XIV scrisorii simpaticului anonim ar fi aproape la fel de interesant de stiut. Ma gandesc aproape fara sa vreau la inchipuitul corespondent din sud al lui Pascal. Fireste, presupusul nostru secretar nu e decat un barfitor pretios astazi.     Iar Lully… orice altceva decat sobrietatea de la Port Royal, dar eu unul mai degraba ii gust desfranarile muzicale, in fond asa fragile in grandoarea lor. (introducere informala stop.)

       (introducere formala begin) Va ofer in continuare cea de-a doua scrisoare din seria celor descoperite de Jean Duron, care descriu nasterea unei tragedii lirice la curtea Frantei, Atys de Lully. Celelate se gasesc aici: (1), (3), (4)

vignette.JPG

II

aout 1675

[...] sans vos faveurs pour Atys et j`en ai ete bien aise.
       Mais Atys ne sera pas une opera, pas plus que ne le fut Thesee. Imaginez plutot un theatre, avec machines, danses et musiques obligees: presq`une copie d`antique. Le prologue est l`initiation, un prealable. Le reste, une histoire, un drame, qu`on quitte parfoi, un instant, pour un paysage ephemere, divertissement, enchante ou terrifiant.

                                                                   …

     Vous me demandez d`ou vient ce sujet d`Atys et, a juste raison, vous observez qu`on ne l`illustre point aujour`hui, ni dans la fable, ni dans la peinture, ni dans la sculpture. Je crois que Quinault l`a tire des Fastes d`Ovide (IV, 175) qui furent traduits, il y a 15 ans maintenant, par M. de Marolles.

                                                                   …

     Le Roi, couvert de gloire, est arrive pour apprendre la mort de Turenne sur le front d`Alsace. Rumeurs sourdes a la Cour et a la ville aussi. La Valliere a prononce ses voeux definitifs en juin chez les Carmelites; toute la Cour voulut etre temoin du Sacrifice. La Reine meme. Les courtisans fondaient en larmes devant la chere victime immolee. Louis le sut a son retour, et, royal, cacha toute emotion.

                                                                   …

     On parle beaucoup, deja, du prologue d`Atys ou, seuls, les Dieux paraitront pour glorifier les victoires de Louis en Franche-Comte. Lully qui cherche a compenser le poids de ce prologue, a propose a Quinault l`idee d`une longue scene derniere, d`ou les humains seraient exclus et qui equilibrerait ainsi l`oeuvre. Dans cette scene, Cybele s`effacerait a jamais parmi les divinites. Les Dieux, de part et d`autre de la tragedie, observeraient ainsi la scene, le desastre, et, divins, resteraient insensibles.

                 

atys5.jpg

                                               

     Lully, lui, affirme pouvoir se passer de l`orchestre et des choeurs pendant tout le corps du drame, pour obtenir un contraste, des effets de lumiere, des ruptures au moment des divertissements, ou il y aurait debauche, orgie de voix et d`instruments.

                                                                 …

     Tout la drame se deroulerait ainsi, en demi-teinte: aucun effet pour les chanteurs, aucun grand air; mais des petits airs de cour et des recitatifs, tour sur basse-continue; et leur alternance seule pour donner le mouvement, et la forme des petits airs et le parcours tonal des recitatifs…

                                                                 …

     La mort, la premiere sur le theatre de l`opera francais, injuste et immonde, seule liberte de l`opresse, Atys, innocente victime immolee, pour qu`il n`y ait point, sur cette scene, de premiere castration.

       (sus) Trupul neinsufletit al lui Atys, langa cel al iubitei sale Sangaride, comemorati de zeita cuprinsa de remuscari, sub forma arborelui sacru, pinul, in ultima scena a tragediei lui Lully, asa cum o infatiseaza editia H. de Baussen (1709).

Publicat în:  on februarie 3, 2007 at 9:46 pm Scrieti un comentariu

Cinci scrisori ale unui necunoscut despre crearea tragediei “Atys” de Lully (1)

    

atys-prologue.jpg

             M-am gandit sa va ofer in continuare cinci scrisori redactate de un personaj necunoscut din anturajul lui Jean Baptiste Lully (surintendent de la musique royale), poate un secretar sau un muzician de la Curte, in perioada 1675-1676, care descriu conceperea tragediei lirice Atys de Lully: printre ocheadele indiscrete in culisele Curtii, pe care va las sa le savurati, autorul entuziast al scrisorilor descrie destul de plastic modul in care Lully remodeleaza propriu-zis muzica franceza (si modul in care un francez al sec. XVII percepe probleme de structura dramatica & muzicala), efectul ei la Curte si mai ales printre muzicieni: de la interesul colegilor de generatie la refuzul “batranilor maestri conservatori”. Deocamdata, prima scrisoare. Celelalte se gasesc aici: (2), (3), (4).                 

 I

fevrier 1675

[...] contre les Hollandais, la guerre; en Mediteranee aussi.
L`ardeur des combats presse le depart du Roi.
Pour lors, on le dit preoccupe d`amours nouvelles; inconstant, volage, il prefere l`heureuse paix de l`indifference, sans plaisirs ni peines.
La Reine, honoree chaque nuit, aime a savoir la Montespan ecartee.
Mais la Cour bruisse le chagrin royal: La Valliere au couvent, par depit; et murmure plus bas encore: “La Vve Scarron qui seule peut reprocher son inconduite a Louis, recoit en present les terres de Maintenon”.

                                                                  …

       A la Musique du Roi, on ne parle que de ce nouveau dessein d`orchestre, inoui auparavant, rauque et dense, sombre et puissant. Il est de Lully. Il parait plus propre que tous les autres a rendre le gout francais; l`habile Charpentier en dit beaucoup de bien et ne desespere pas. Mais Dumont, Robert… ces vieux maitres, n`en veulent rien entendre, et moins encore de ces compositions nouvelles qui font la gloire de Lully. Ils chantent modes anciens, contrepoint dans des motets etriques, quand Lully peint des fresques en parlant tonalite, modulation, architecture.

                                                                  …

      Le Roi qui a toujours temoigne beaucoup de bonte et de bienveillance aux hommes de genie, s`interesse a tout ce qui embellit sa Cour, ne se lasse pas de contempler les nouveaux decors de facade a Versailles, se fait montrer les esquisses d`une Resurrection de Le Brun ou il parait.

                                                                  …

      Toutes ces musiques nouvelles, ces Te Deum, motets, ballets et operas, lui plaisent; et dans la querelle entre les vieux maitres et Lully, il prend parti pour Lully, admirant les beautes, desseins, proportions, et surtout cette maniere etrange qu`il a de lier chaque detail au tout.

insert1.JPG

       M. Quinault a dresse le plan de 5 grands sujets propres a la tragedie; il les a portes au Roi pour qu`il en choisit un.

                                                                  …

      Puis il a donne le plan a Lully, et Lully voyant de quoi il s`agissait, prepare a sa fantaisie, divertissements, danses et airs a chanter.

                                                                 …

      L`opera de Thesee a beaucoup impressionne la Cour; et depuis on ne parle ici que du prochain dont le Roi a choisi le sujet et qui sera donne a St-Germain en janvier.
      Ce sera le 4e opera que la France ait produit apres Cadmus, Alceste… Pour le corps de l`oeuvre, Lully compose sur les paroles de Quinault; mai s pour les divertissements, c`est Quinault qui ajuste ses vers. Les deux illustres hommes se revoient ainsi la gloire de ce projet; ils n`ont point d`autres modeles que le tragedies de l`antique Grece, cherchent dans leur travail, la meme verite de mouvement. De l`opera italien que prendre sinon d`agreables formules?

                                                                …

     Atys, inconstant amoureux, aime par Cybele, reine des Dieux, a qui il a promis virginite eternelle, trop humain pour un defi trop divin, Atys qui succombe et trahit et qui, pour ne point mourir, se chatre.

insert2.JPG

        Ilustratiile provin din editia H. de Baussen (1709)  a tragediei. La inceput, Timpul tronand pe globul Lumii, inconjurat de eroi ai Antichitatii (les heros des siecles pasees, zice libretul) intr-un decor ce numai a rigoare clasica franceza nu aduce…  Preludiul pentru epifania Cybelei si, imediat deasupra, suspinele cifrate ale Sangaridei (act I).

        Sursa: Aceste scrisori au fost descoperite in anii `80 de Jean Duron si publicate in notele ce acompaniaza inregistrarea de referinta a tragediei lui Lully, Atys (Les Arts Florissants, dir. W. Christie, Harmonia Mundi 901257.59).

Publicat în:  on at 12:32 am Scrieti un comentariu

Georg Muffat – Exquisitionis Harmoniae Instrumentalis Gravi-Jucundae Selectus (Passau, 1701)

      Ofer in cele ce urmeaza fragmente din prefata franceza a volumului de concerti grossi al lui Georg Muffat, elev al lui Lully si Corelli deopotriva si poate primul compozitor  cu vocatie europeana constientizata si asumata in cele de mai jos; de asemenea, explicatiile cu privire la interpretarea concertelor pretuiesc mult astazi (induiosatoarea explicatie a termenilor de forte/piano). Am urmat indeaproape limba lui Muffat, cu ortografia sa mai curand bizara azi.

 

       << Voicy la Premiere Elite de mes concerts meles de serieux & de Gay, que je Vous offre, Mon cher Lecteur, intitulee d`une harmonie instrumentale plus exquise, par ce qu`elle contient non seulement la vivacite & douceur des airs de balets a l`imitation de feu Monsr. Baptiste de Lully en sa purete; mais aussy certains endroits graves, & exquis du Pathetique Italien, & divers jeux de la veine Musicale (en Italien Scherzi) comme aussi un melange alternatif du grand choeur, avec le Trio assez agreable. Cet oeuvre ne convenant ny aux symphonies d`Eglise pour les airs de balets qu`il contient, ny a la danse pour les autres conceptions qui tantot graves, & tristes; & tantot gayes et enjouees s`y entremelent, ayant ete compose purement pour la satisfaction des oreilles delicates servirat fort a propos aux divertissements, ou aux receptions des Princes & grans Seigneurs; comme aussy Magnificenses des festins, des serenades, & pour les assemblees, ou Concerts des scavans & Amateurs de la Musique.

                                                                    …

      J`en concus la premiere Idee, lorsqu`etant a Rome pour etudier la maniere Italienne sur l`Orgue, et le Clavecin sous M. Bernardo Pasquini, J`entendis avec etonnement quelques symphonies de M. Arcangelo Corelli tres belles, & tres bien executees par un bon nombre de Musiciens. Ayant remarque la grande variete, dont ce style abonde, je me mis a Composer quelques uns de ces concerts-cy, que je fis preuver chez le dit M. Arcangelo Corelli, a qui je suis redevable de beaucoup d`utiles observations touchant ce melange, & voyant qu`il les honnoroit de son approbation, tout ainsi qu`a mon retour de France; j`avais ete le premier qui apportay en Allemagne le style de M. de Lully pr. les ballets; aussy a mon retour d`Italie fus-je le premier, qui y apportay des essais de cette nouvelle harmonie.

                                                                   …

      Sous le mot de piano ou la lettre p. qui signifie la meme chose, il faut que tous jouent uniformement si doux, & avec tant d`exactitude qu`a peine on les entende: & sous le forte, ou f. inspirer a tous une telle force, & vehemence de la premiere note ainsi marquee, que les Auditeurs restent comme etonnes d`un si grand bruit. [...] Et c`est l`exacte observation de cette opposition de la lenteur a la vitesse, de la force a la douceur, & du plein du grand choeur a la delicatesse du simple Trio, qui ravissant l`ouye l`entraine en admiration, comme il arrive a la vue par la contrariete de l`ombre & de la lumiere.

                                                                  …

      [...] Que si parmy vos Musiciens Vous avez des hautbois delicats, Vous pourrez faire jouer avec succes les trois parties de Votre Trio, ou petit Choeur (Concertino) par deux Dessus, & un Basson.

                                                                  …

      Ma Profession est bien eloignee du tumulte des armes, & des raisons d`Estat qui les font prendre. Je m`occupe aux notes, aux chordes, & aux sons. Je m`exerce a l`Etude d`une douce Symphonie: lorsque je mele des airs Francois, a ceux des Allemans, & des Italiens, ce n`est pas pour emouvoir une Guerre; mais plustot preluder peut-etre a l`harmonie de tant de nations, a l`aymable Paix. >>

     Sursa: Notele Cd-ului “Muffat – Armonico tributo” (interpretare: Ensemble 415, dir. Chiara Banchini, Jesper Christensen), Harmonia Mundi HMA 1951581.

Publicat în:  on ianuarie 31, 2007 at 10:49 pm Scrieti un comentariu

G. Caccini – Le Nuove Musiche

caccinis-nuove-musiche-first-edition-1601.jpg        

     Introducerea la colectia de madrigale monodice Le Nuove Musiche a lui Giulio Caccini (Florenta, 1602). Caccini, celebru in epoca atat pentru virtuozitatea sa cat si pentru noutatea formulei pe care o propunea, madrigalul pentru o voce, acompaniat de lauta sau alt instrument cu coarde, descrie entuziasmul cu care sunt primite cateva din piesele sale,  in jurul lui 1590 de cercul de muzicieni si intelectuali din jurul lui Giovanni de` Bardi (1534-1612) = asa-zisa Camerata Bardi, care a avut un rol capital in geneza barocului.

      They had never heard a melody of a simple voice with a single string instrument that had such power to move the affections of the soul as these madrigals. This was both because of their new style, and because when in those times madrigals printed for several voices were sung by a single one, it seemes to them that the artifice necessary to coordinate the parts prevented the soprano by itself from having any affection.

       Sursa: Palisca, Baroque music, p. 27

Publicat în:  on decembrie 27, 2006 at 9:54 pm Scrieti un comentariu

G. M. Artusi – L`Artusi, overo Delle imperfettioni della moderna musica

       Polemica dintre sustinatorii vechiului stil al renascentist (prima prattica) si inovatorii barocului italian timpuriu: Giovanni Maria Artusi (1540-1613), in L`Artusi, overo Delle imperfettioni della moderna musica, 1600. Luca, personaj al dialogului, descrie un madrigal auzit de curand intr-un salon; desi autorul nu e numit, aluzia la Monteverdi e transparenta.

The texture was not unpleasing. But, as Your Lordship will see, insofar as it introduced new rules, new modes, and new turns of phrase, these were harsh and little pleasing to the ear, nor could they be otherwise; for so long as they violate the good rules – in part founded upon experience, the mother of all things, in part observed in nature, and in part proved by demonstration – we must believe them deformations of the nature and propriety of true harmony far removed from the object of music, which, as Your Lordship said yesterday, is delectation.”

     Sursa: O. Strunk, Source Readings in Music History, New York, W.W. Norton & Co. Inc., 1950, p. 396; apud Palisca, Baroque Music, p.9)

Publicat în:  on at 9:19 pm Scrieti un comentariu

Vincenzo Giustiniani – Discorso sopra la musica

     

       Vincenzo Giustiniani despre cantaretii virtuozi de la sfarsitul sec. XVI:

      They moderated or increased their voices, loud or soft, heavy or light, according to the demands of the piece they were singing; now slow, breaking off with something a gentle sigh, now singing long passages legato or detached, now groups, now leaps, now with long trills, now with short, and again with sweet running passages sung softly, to which sometimes one heard an echo answer unexpectedly. They accompanied the music and the sentiment with appropriate facial expressions, glances and gestures, with no awkward movements of the mouth or hands or body which might not express the feeling of the song. They made the words clear in such a way that one could hear even the last syllables of every word which was never interrupted or surpressed by passages and other embellishments.

 Sursa: Vincezo Giustiniani, Discorso sopra la musica, transcr. Carol MacClintock, Musica disciplina XV (1961, p. 213), apud Claude V. Palisca, Baroque music, Englewood Clifs, N.J. : Prentice-Hall, 1981; p. 17)

Publicat în:  on at 8:19 pm Comentarii (1)

      Inaugurez categoria surselor… Well, m-am gandit eu mult cum sa organizez blogul asta astfel incat informatia sa se poate aranja cat de cat coerent. Simplu, nu stiu sa fac un site, iar forma asta pare mai prietenoasa. sa vedem daca imi iese…

      In cazul in care am avut in fata originalul ori vreun facsimil, trimiterea se va face la editia de epoca. Daca este vorba de o transcriere in vreo colectie de surse, editie noua etc. ea este indicata. In sfarsit, daca este vorba de un extras din vreo lucrare ori booklet de cd, el va fi mentionat alaturi de trimiterea pe care respectiva lucrare o da la randul ei. Prefer sa pastrez textele in limba in care le-am gasit, fie ea cea de origine sau o traducere moderna. Cum reproducerea acestor texte se face dupa modelul citarii in lucrarile de specialitate, nu consider ca incalc vreun copyright (in nici un caz pentru editiile de sec. XVII :) ) ).

Publicat în:  on at 8:08 pm Scrieti un comentariu